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L’ancrage, une excellente méthode pour moins penser

Plus on pense, plus on vit dans sa tête, et plus on est dans sa tête, plus on pense. C’est une boucle infinie qui nous entraine dans un cycle de rumination et dans la tentation de vouloir de tout contrôler.

Et en particulier dans nos cultures occidentales qui nous formatent pour bien penser, être sensé, cartésien, raisonner avec logique. Cette éducation nous maintient dans le monde de la pensée et du contrôle. Si est recommandé de savoir utiliser son cerveau, l’erreur réside dans le fait que nous ne recevons pas d’éducation pour apprendre à savoir-être en lien avec nos facultés sensibles et émotionnelles, qui font, qu’on le veuille ou non, partie de notre vie interne et subtile.

Pour nous y aider, la pratique de l’ancrage est un moyen simple, accessible à tous pour être équilibré et solide entre ses pensées tout comme avec ses émotions.

C’est quoi « être ancré » ?

Être ancré, c’est être connecté à la Terre. C’est se sentir relié par cette connexion profonde qui existe entre nous et la Terre ; être dans la conscience et l’acceptation du moment présent. C’est prendre conscience de son corps dans son intégralité.

Le synonyme de s’ancrer est s’enraciner.

S’ancrer, c’est sortir de sa conscience et de ses pensées afin de l’installer ailleurs, c’est-à-dire dans son corps. Ainsi, on sort du monde des rêves, des pensées, de l’imaginaire, du spirituel afin d’être plus conscient des affaires du monde terrestre, du réel, du corporel, du monde de la matière, et surtout, celui du moment présent.

L’enracinement s’accomplit au quotidien par notre capacité à expérimenter pleinement les aspects matériels et physiques de la vie. C’est-à-dire, tout ce qui nous ramène aux expériences en lien avec notre corps, comme l’alimentation, les activités physiques, le soin que nous nous portons… Mais aussi, l’attention que nous portons à nos biens matériels tels que l’argent, notre habitation etc…

Vous l’avez compris, ce qui prévaut, c’est de se sentir pleinement conscient dans le moment présent à travers notre corps, et cette prise de conscience nous ancre et nous connecte à notre corps physique à travers des sensations. Ainsi, la conscience ne s’évade pas ailleurs, elle est ancrée dans notre matière corporelle.

S’ancrer pour équilibrer ses émotions

Tout comme les racines profondes et solides d’un arbre qui lui permettent d’être solide, de croître et de résister aux tempêtes les plus fortes, un bon enracinement nous donne une stabilité émotionnelle nécessaire pour vivre pleinement et nous épanouir. Une pratique régulière va vous aider à ne plus être soumis aux angoisses, à calmer ses pensées, reprendre confiance en soi, lâcher prise, avoir plus d’énergie, soulager les maux de tête, accepter son corps tout comme sa vie, avoir l’impression de pouvoir faire face à toutes les situations, ne plus être déstabilisé par ses émotions. Ces bénéfices aident à faire face aux difficultés de la vie avec plus de force, d’assurance et de solidité, tout comme cet arbre que vous avez un jour admiré et qui vous avait inspiré la puissance et l’équilibre.

Comment savoir si je manque d’ancrage ?

Il suffit pour cela de se mettre debout, pieds nus, d’un écart égal à vos hanches. Posez d’abord vos talons, puis la tranche de pied extérieur, puis les orteils afin de répartir harmonieusement tous les points d’appui. En évitant d’être cambré, vérifiez que votre colonne soit droite sans raideur, la tête alignée avec la colonne et le sommet de la tête vertical, comme si un fil le reliait avec le ciel.

Fermez les paupières et observez les mouvements de votre corps. S’il oscille, c’est que vous avez besoin de vous ancrer davantage. Si rien ne bouge, vous pouvez pratiquer l’exercice suivant pour entretenir et renforcer ce bel équilibre et renforcer votre lien avec la Terre.

S’enraciner

Voici un exercice simple et accessible que je pratique régulièrement. Avec l’habitude et une pratique régulière, la durée de l’exercice peut diminuer et les effets sont font sentir instantanément. J’aime gagner du temps tout en m’octroyant fréquemment des pauses comme celles-ci.

Il commence comme précédemment en fixant tous les points d’appuis au niveau des pieds, jusqu’au sommet de la tête.

  • Faites 3 respirations profondes pour détendre et relaxer l’ensemble du corps : inspirer profondément par le nez et expirez par la bouche. Ensuite, la respiration sera naturelle, par le nez.
  • Portez alors votre attention au niveau des pieds, et sous la plante de pied en vous connectant aux sensations des points d’appuis de vos pieds sur le sol.
  • Maintenant, tout se passe dans votre imagination. Vous pouvez imaginer, ressentir, percevoir, des picotements sous les pieds et à partir de ceux-ci, faites partir des filaments de toute la plante de pied qui s’enfoncent avec facilité et rapidité dans le sol, de plus en plus profondément, comme les racines d’un arbre, en se divisant à l’infini sans rencontrer aucun obstacle.
  • Accueillez vos sensations, ou même, l’absence de sensations, ce qui ne signifie pas qu’il ne se passe rien.
  • Inspirer l’air par le nez, expirer par le nez et dirigez cet expir sous les pieds, dans vos racines.
  • Faites cela pendant une dizaine de respirations.
  • Une fois que vous aurez terminé ce cycle, lorsque vous prendrez votre prochain inspir, imaginez que l’air remonte des profondeurs de la terre dans vos racines sous les pieds, et remonte le long des jambes, de votre buste jusqu’au nez pour expirer.
  • Continuez ce cycle pendant une dizaine de respirations.

Pour cet exercice on associe au mouvement respiratoire une onde d’énergie qui vous connecte à la Terre : à l’inspir, l’énergie remonte des pieds à la tête, à l’expir, l’énergie descend de la tête aux pieds.

Ces pratiques en lien avec les sensations dans les pieds et les jambes, aident à développer l’ancrage. Elles sont simples et particulièrement efficaces.  Quelle que soit la méthode que vous choisissez, les mouvements de respiration connectent votre énergie à celle de la Terre afin d’établir un lien d’ancrage. Ne forcez pas, mais essayez de respirer profondément et consciemment avant de démarrer vos exercices.

Pour profiter des bienfaits de cet exercice, je vous conseille de le faire au début tous les jours pendant 7 jours. Puis, de faire un point avec vous-même en faisant un bilan de la semaine qui s’est écoulée.

Est-ce que je me sens plus calme dans mes émotions ? Est-ce que vous avez l’impression d’avoir plus d’énergie ? Est-ce que je me sens mieux connecté avec ma force intérieure ?

Essayez, vous avez toute à y gagner. Je vous souhaite une bonne pratique et beaucoup de plaisir et de joie à en découvrir les bienfaits.