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Le corps comme boussole

Avez-vous déjà eu l’impression que des situations se répètent sans que vous y soyez pour quelque chose ?

Ou bien avoir l’impression de pouvoir changer ce cours des choses sans savoir comment ni à quel moment le faire ? Avez-vous déjà eu l’impression de vous sentir bloqué dans vos habitudes tout en sachant qu’elles ne vous conviennent plus ?

Avez-vous l’impression de passer à côté de votre vie, de ne pas être tout à fait à votre place, de ne pas avancer dans la bonne direction ?

Ce sentiment nous touche tous un jour et nous pousse à prendre de nouvelles dispositions pour apporter du changement.

Ce changement va nécessiter de mettre en place de nouvelles attitudes, une nouvelle façon d’évaluer notre mode de vie et une nouvelle appréhension des situations que vous vivez. Car tous, nous sommes poussés par une motivation profonde : celle de réaliser une vie en adéquation avec nos rêves. Instinctivement, vous ressentez le besoin d’aller rechercher votre potentiel dormant sans savoir comment s’y prendre.

Depuis plus de 20 ans, où je pratique et expérimente quasi quotidiennement des méthodes visant à développer ce potentiel, j’ai pu constater les dégâts que pouvait faire le mental contrôlant sur des auto-limitations, des auto-sabotages, empêchant chacun d’être en lien avec son potentiel. Également lors de mes consultations individuelles et avec les personnes que j’accompagne dans les ateliers, mes recherches, mes formations les alignements dans mes méditations me mènent aujourd’hui à partager ces méthodes pour vous aider à développer vos capacités, à y voir plus clair dans votre vie, à mieux vous comprendre, à vous sentir à votre place dans une vie que vous créez à l’image de vos rêves. Et cela, sans passer par une psychothérapie.

Ce que j’ai pu constater au fil de mes consultations, c’est la suprématie du mental sur tout le reste. Je l’ai même appelé « Le Dictateur ». En effet, avez-vous remarqué à quel point on s’en remet uniquement à ce grand décideur pour prendre toutes les décisions de sa vie. Cela est principalement dû à deux causes.

La première est le type d’éducation que nous recevons dans nos sociétés où l’ambition et la réussite d’une vie se base uniquement le statut social, et donc le métier qui est exercé. Dans toutes les familles, les parents invitent leur enfant à réfléchir à un vrai métier, autrement dit, un métier de réussite où on gagne de l’argent, pour « réussir » sa vie, c’est-à-dire acheter sa belle voiture, avoir une famille et son chier, devenir propriétaire et voyager autant qu’on le veut. Attention à l’enfant attiré par les métiers artistiques ou plus modestes, on lui demandera très certainement à réfléchir à deux fois et on l’encouragera à se diriger vers des filières où il y a du travail. Ensuite, la pédagogie enseignée durant la scolarité, basée sur un seul modèle de réflexion, une seule méthode à connaître et à mettre en pratique pour réussir ses évaluations et donner LA bonne réponse. Cette conceptualisation des modèles façonne le cerveau et privilégie l’utilisation des mécanismes du cerveau gauche. En effet, la spécificité de cette partie de notre hémisphère cérébral est d’être logique, rationnelle et raisonnable. Petit à petit, durant l’éducation, l’enfant est élevé dans la logique et la rationalité « réfléchis quand tu parles », « c’est n’importe quoi, ça n’existe pas ! », « ce n’est pas comme ça qu’il faut faire ! » … Ce modèle ne permet pas d’être autant à l’aise avec d’autres parties cognitives du cerveau et notamment, celles dont dépend le cerveau droit qui est celui de l’abstraction, de l’imagination, du conceptuel, de l’intuition, et également, celui des émotions.

Le seconde cause est la conséquence de la première. En effet, à force de s’en remettre systématiquement au cerveau gauche, de lui laisser le pouvoir pour tout décider, agir, réfléchir, soupeser, on perd peu à peu le lien avec ses ressentis, ses émotions, sa capacité à en contact avec son corps. Pour preuve, combien d’entre vous écouter les signaux de votre corps pour replanifier une semaine trop chargée si jamais vous sentez la fatigue. Combien de fois vous vous êtes trainé dans vos obligations, sans envie, sans motivation, sans joie, mais avec souvent une grande peine pour honorer ce que vous aviez prévu de faire. La volonté prime sur le ressenti. Les signaux de douleur sont relégués à une place où ils sont tellement encombrants qu’on ne leur accord plus d’importance. On ne s’écoute plus !

Le corps subi cette suprématie du mental et se soumet à ses dictats. Dès lors, lever le pied quand il montre des signes de fatigue, ou prendre en considération une douleur n’obtiennent aucune considération, ce qui aboutit inévitablement soit à « tomber malade », soit à aller se faire soigner pour ses douleurs. Ce qui aura pu être évité si vous auriez réagit et ajusté votre activité aux signaux physiques qu’envoyaient le corps. L’expression « tomber malade » illustre tout à fait cette démission à se remettre en question quand la santé fait défaut. En effet, si on peut tomber dans un trou en marchant, sans faire exprès, utiliser cette expression pour la maladie implique qu’on n’y soit pour rien et qu’on n’en prend pas la responsabilité. Alors que la fatigue, les douleurs musculaires ou articulaires qui apparaissent, des maux de tête ou des difficultés pour s’endormir sont autant de signaux avant-coureurs qui indique que quelque chose n’est pas en accord dans votre vie.

Ce que j’ai observé, c’est qu’il ne peut y avoir de sentiment d’être bien dans sa vie si trois aspects ne sont pas alignés, ce que j’appellerais les « 3C » : le Cerveau avec les pensées, le Cœur avec les émotions, et le Corps avec les réactions physiologiques. Ces 3C forme une uniformité holistique qui représente l’Etre dans toute sa globalité : physiologique, énergétique et neurologique. Le déséquilibre de l’un agira sur l’autre. Ils sont interdépendants et en ignorer un pour privilégier un autre état engendrera des dysfonctionnements. Il en est ainsi pour chacun d’entre nous.

Les thérapies modernes et occidentales mettent l’accent sur la paix du mental en lui donnant principalement une direction : celle de la compréhension en se posant la question du « pourquoi ? ». Mais comprendre le « pourquoi », c’est rester dans le mental. Ce qui ne signifie pas qu’apprendre à relativiser et à comprendre pourquoi une situation pose problème ne sert à rien. Ce que je veux dire, c’est que ça ne suffit pas pour être en équilibre et en paix avec tous les aspects de soi.

Les sensations que l’on ressent dans le corps s’appellent des émotions. Elles se manifestent à chaque pensée, surtout quand la pensée est dominante. Chaque émotion s’associe automatique à une pensée. La pensée est volontaire, ou presque. Tandis que l’émotion se présente spontanément. On a souvent l’impression de la subir parce qu’on ne lui accorde aucune importance, considérant que cette sensation est encombrante car on ne sait ni la reconnaître, ni l’utiliser. L’émotion est en fait une information qui vient de notre Enfant Intérieur. Celui qui nous dit que nous ne sommes plus en phase totale avec tout notre Être. L’émotion nous indique qu’il y a une séparation entre ce qu’on fait et la personne que l’on est. Ce peut être par exemple accepter de rendre un service alors qu’on avait enfin pris du temps pour soi, et au moment d’accepter, on sent une boule dans l’estomac. Cette sensation est provoquée par l’apparition d’une émotion. Elle utilise les maux du corps pour communiquer, tandis que le mental utilise les mots du langage pour s’exprimer.

La bonne santé, se sentir bien dans son corps et dans sa tête et dans son cœur dépend de l’harmonie entre toutes les parties de l’Être : des pensées en accord avec ses valeurs, qui s’accordent avec l’ensemble de notre être physique.

L’importance d’être connecté à son corps

C’est la raison pour laquelle lors de mes soins, ce qui est primordial à mon sens, c’est de remettre le corps au centre du soin. En effet, c’est à travers lui que se joue la scène des émotions. Être attentif à ses ressentis, c’est se reconnecter profondément à soi. C’est lui qui est l’interface entre notre environnement et nous-même. Il transmet en direct ce qui se passe au plus profond de nous et nous indique si nous avons fait des bons choix. Il est donc notre guide privilégié pour nous orienter vers notre développement et notre épanouissement, à gérer notre vie en harmonie avec notre environnement, à être juste avec soi comme avec les autres.

Le corps est l’endroit où se manifestent les ressentis et les émotions. Il est le réceptacle de toute notre activité : physique, pensante. Il accueille toutes nos activités, quelles soient conscientes ou non. Il a son intelligence, qui lui est propre, à travers laquelle il établit seul son équilibre, afin de réajuster les niveaux et retrouver son homéostasie, indispensable à une santé solide.

Dès lors qu’il manifeste un trouble, il informe le conscient que l’équilibre mental est rompu. C’est pourquoi il est un bon indicateur de ce que nous pouvons faire pour aller mieux, pour autant qu’on souhaite se remettre en question. C’est la raison pour laquelle se reconnecter à son corps mène à se relier à ses émotions, qui ne sont ni conscientes ni choisies, mais plutôt, comme pour la plupart d’entre nous, elles sont subies.

Le corps dans sa globalité est notre support de vie matérielle et énergétique. C’est par lui que nous traversons la vie, que nous vivons nos expériences et que nous mémorisons nos vécus. Le corps est à la fois la demeure de notre matière et celle de notre âme. Il est à la fois matière et énergie. Il est notre interface entre notre vie matérielle et notre vie spirituelle. Il abrite aussi bien nos pensées (conscientes et inconscientes), qui sont vibratoires et nos émotions, qui elles, sont à la fois chimiques et vibratoire.